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Les besoins et l’offre de formation aux métiers du numérique

Les besoins et l’offre de formation aux métiers du numérique



Le développement des technologies numériques et de leurs usages nécessite du personnel qualifié, qui manque sur le marché du travail, et des enseignants compétents dans ce domaine. Après avoir proposé une définition des métiers du numérique, la mission s'est attachée à analyser les besoins quantitatifs et qualificatifs des métiers du numérique, et les formations y afférentes. .

La Commission européenne a estimé la pénurie de compétences dans le numérique en Europe à quelques 900 000 emplois vacants à l’horizon 2020. Ainsi, cela représenterait pour la France, entre 5 et 11 % de postes non pourvus selon les scénarios, faute de diplômés. A partir d'un rapide panorama des métiers émergents ou en développement dans le champ du numérique, trois éléments principaux ressortent.

1/ Parmi les spécialités évoquées (data scientist, spécialiste du cloud ou de la cybersécurité), certaines font beaucoup parler d’elles médiatiquement mais ne représentent pas, jusqu’à présent, de gros volumes d’emploi. On retiendra, toutefois, qu’elles sont considérées comme stratégiques pour les entreprises et les administrations.

2/ Quelle que soit la spécialité, les entreprises attendent de plus en plus du spécialiste informaticien de faire preuve de compétences transversales (dites aussi soft skills), à savoir une capacité à travailler en réseau, un fort esprit d’initiative et d’autonomie et au final de créativité. Cela induit des besoins de formations tout à la fois techniques et entrepreneuriales.

3/ Une croissance des besoins en postes d’encadrement et d’une « norme » de recrutement à bac + 5. En effet le recrutement d’ingénieurs ou de diplômés de master semble être un gage d’adaptabilité face à la vélocité des changements organisationnels et technologiques. C’est aussi un moyen d’avoir des jeunes qui arrivent sur le marché du travail plus matures. Pour autant, cette « quasi norme » pourrait être nuancée : certains métiers comme développeur-intégrateur sont accessibles à partir d’une formation à bac + 2 ou bac + 3 et certaines entreprises (comme certaines starts-up) pourraient être plus attentives au niveau de compétence effectif. Au final, se dessinent des besoins élargis : de spécialistes comme de généralistes, de profils à la fois techniques mais aussi managériaux et enfin de niveau ingénieur et master mais aussi de niveau L.






Information du document
Date du document
février 2016

Type de contenu
Analyse

Sources
IGAS, Inspection générale des affaires sociales